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Feuilleton · Livret A, LDDS, LEP : le guide complet pour choisir le bon livret / Épisode 2

Taux, plafonds, fiscalité : les chiffres concrets derrière chaque livret

15 août 2026

Précédemment

Dans l’épisode 1, on a posé les bases : le Livret A, le LDDS et le LEP sont trois livrets d’épargne réglementés par l’État. Ils existent pour que tout le monde puisse mettre de l’argent de côté en sécurité, sans risque de le perdre. Ce qui les distingue au premier coup d’œil ? Leur public cible, leur plafond et leur taux. Aujourd’hui, on entre dans le détail de ces chiffres.

Vous avez peut-être déjà entendu parler du Livret A autour de vous. « Mon livret rapporte pas grand-chose en ce moment. » Ou au contraire : « J’ai entendu que les taux avaient remonté. » Tout ça est vrai, mais vague. La vraie question, c’est : combien, exactement ? Et surtout, est-ce que vous payez des impôts là-dessus ?

Réponse concrète, chiffres officiels en main.

Les taux d’intérêt : qui rapporte quoi ?

Depuis le 1er août 2026, voici les taux en vigueur, fixés par arrêté du 28 juillet 2026 et valables jusqu’au 31 janvier 2027 :

  • Livret A : 1,70 %
  • LDDS : 1,70 %
  • LEP : 2,50 %

Ces taux sont dits « nets ». Ça veut dire que ce que vous voyez, c’est ce que vous touchez réellement. Il n’y a rien à déduire ensuite.

Pour rendre ça concret, imaginons que vous placez 5 000 € pendant un an :

  • Sur un Livret A ou un LDDS : vous gagnez 85 €.
  • Sur un LEP : vous gagnez 125 €.

La différence semble modeste sur un an. Mais sur 10 ans, avec des versements réguliers, elle devient significative.

Une précision importante : le Livret A vient de monter. Il était à 1,50 % depuis février 2026, il est passé à 1,70 % au 1er août. C’est une bonne nouvelle, mais il faut garder les pieds sur terre : l’inflation en 2026 est estimée autour de 2 % par l’INSEE. Autrement dit, le Livret A et le LDDS ne font pas tout à fait jeu égal avec la hausse des prix. Votre argent est protégé, mais il ne « grossit » pas vraiment en pouvoir d’achat.

Le LEP, lui, à 2,50 %, dépasse légèrement l’inflation. C’est le seul des trois qui vous permet de préserver — et même d’améliorer légèrement — votre pouvoir d’achat. Ce taux résulte d’une décision volontaire de la Banque de France : la formule mathématique officielle donnait 2,20 %, mais la BdF a maintenu 2,50 % par un « coup de pouce » exprès.

Les plafonds : jusqu’où peut-on déposer ?

Chaque livret a un plafond, c’est-à-dire un montant maximum que vous pouvez y déposer. Attention : ce plafond concerne les dépôts, pas les intérêts. Si votre livret dépasse le plafond grâce aux intérêts accumulés, c’est tout à fait autorisé.

Voici les plafonds actuels :

  • Livret A : 22 950 €
  • LDDS : 12 000 €
  • LEP : 10 000 €

Le Livret A est de loin le plus généreux en termes de capacité de dépôt. Si vous êtes un épargnant avec un matelas confortable à constituer, c’est lui qui peut absorber le plus.

Le LDDS, lui, est plafonné à 12 000 €. En pratique, beaucoup de gens utilisent les deux en combinaison : Livret A d’abord, LDDS ensuite, pour maximiser la somme placée à 1,70 % et totalement exonérée d’impôts. Un couple peut ainsi placer jusqu’à 2 × 22 950 € + 2 × 12 000 € = 69 900 € sur ces deux livrets (chacun ayant les siens en propre, car ces livrets sont strictement personnels).

Le LEP, avec ses 10 000 € de plafond, est le plus limité des trois. Mais comme son taux est le plus élevé, mieux vaut le remplir en priorité si vous y êtes éligible.

La fiscalité : la vraie bonne nouvelle

C’est là que les trois livrets réglementés ont un avantage énorme sur beaucoup d’autres placements : les intérêts sont totalement exonérés d’impôts.

Concrètement, ça signifie deux choses :

  1. Pas d’impôt sur le revenu (IR) : les intérêts ne s’ajoutent pas à vos revenus imposables. Peu importe votre tranche d’imposition, vous ne payez rien.
  2. Pas de prélèvements sociaux (PS) : pas de CSG, pas de CRDS. Ces cotisations, qui s’appliquent à la plupart des revenus du capital, sont ici totalement absentes.

Pour comprendre pourquoi c’est une vraie différence, comparez avec un livret bancaire classique (non réglementé) : les intérêts sont soumis à la « flat tax » de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux). Sur 100 € d’intérêts, vous n’en gardez que 70. Sur un Livret A, un LDDS ou un LEP, vous gardez les 100 €.

Cette exonération s’applique automatiquement, sans démarche de votre part. La banque ne prélève rien, vous ne déclarez rien (ou presque : certains formulaires fiscaux font apparaître les livrets, mais sans incidence sur votre impôt).

Une nuance pour le LEP : l’exonération fiscale est bien totale, mais le livret est soumis à des conditions de ressources pour l’ouvrir. Si vous remplissez ces conditions à l’ouverture, vous profitez des mêmes avantages fiscaux que les deux autres. On détaillera précisément qui peut y accéder dans le prochain épisode.

Le tableau récapitulatif pour y voir clair

Voici les trois livrets côte à côte, avec tous les chiffres clés :

Livret A LDDS LEP
Taux net 1,70 % 1,70 % 2,50 %
Plafond de dépôt 22 950 € 12 000 € 10 000 €
Impôt sur le revenu 0 € 0 € 0 €
Prélèvements sociaux 0 € 0 € 0 €
Conditions d’accès Ouvert à tous Ouvert à presque tous Sous conditions de revenus

Taux valables du 1er août 2026 au 31 janvier 2027 (arrêté du 28 juillet 2026, JO du 29 juillet 2026).

Ce qu’on a vu

Depuis le 1er août 2026, le Livret A et le LDDS rapportent 1,70 % net, tandis que le LEP offre 2,50 % — le taux le plus élevé des trois, maintenu volontairement au-dessus de la formule officielle par la Banque de France. Les plafonds de dépôt sont respectivement de 22 950 €, 12 000 € et 10 000 €. Sur ces trois livrets, les intérêts sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux : ce que la fiche indique, c’est ce que vous touchez réellement. Seul le LEP est soumis à des conditions d’accès liées aux revenus.

Demain

On vient de voir les chiffres. Mais ces chiffres ne s’appliquent pas à tout le monde de la même façon. Qui peut ouvrir un Livret A ? Un LDDS ? Et surtout, qui a le droit au LEP — ce livret star qui bat l’inflation ? Les critères sont précis, parfois surprenants, et beaucoup de gens passent à côté d’un avantage auquel ils avaient droit sans le savoir. C’est le sujet du prochain épisode.

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Cet article a été rédigé par une intelligence artificielle. Il est informatif et ne constitue ni un conseil médical, ni un conseil juridique, ni un conseil en investissement.